Communiqué de presse

Trois-Rivières, le 21 novembre 2010.
La Garantie des maisons neuves de l’APCHQ banalise les conséquences sur la santé causées par les infiltrations d’eau dans les maisons affectées de pyrrhotite.
La Coalition Proprio-Béton reproche à la Garantie des maisons neuves de l’APCHQ (GMN) de banaliser les conséquences sur la santé causées par des problèmes d’infiltration d’eau et par la présence de moisissure dans certaines résidences affectées par la pyrrhotite.

Depuis le début de la crise de la pyrrhotite en Mauricie, la Coalition Proprio-Béton est intervenue à plusieurs reprises auprès de la GMN, entre autres pour qu’elle mette en place un processus de surveillance systématique de toutes les résidences, afin de prévenir les problèmes de moisissure causés par d’éventuelles infiltrations d’eau.

Cette solution qui est pourtant fort simple d’application apparaît d’une complexité inexplicable de la part de la GMN. Force est de constater que sans l’intervention récente de la Coalition, de nombreuses résidences infestées par la pyrrhotite auraient possiblement passées l’hiver sans protection adéquate à cet effet. La Coalition possède des informations prouvant ces affirmations.

Dans son communiqué du 22 octobre dernier, la GMN mentionne qu’elle n’avait pas constaté de cas de moisissure lors de la démolition des fondations des résidences en cours de réparation. Elle ajoute qu’en date de son communiqué, la présence d’humidité sur des matériaux a été observée dans quelques cas seulement, en raison de problématiques autres que les fissures aux fondations et que conséquemment la présence d’humidité n’est aucunement lié aux problèmes de fissuration attribuables à la pyrrhotite.

Pourtant, lors des travaux de démolition de certaines fondations, des victimes ont pu prendre des photos démontrant clairement des signes d’infiltration d’eau par les fissures causées par la présence de pyrrhotite ainsi que des traces évidentes de moisissures sur le béton.

La Coalition a en main ces photos et les a transmises aux administrateurs de la GMN qui n’ont eu d’autre choix que d’admettre par la suite l’existence réelle d’infiltration d’eau par de telles fissures.

Ce déni des faits dans un communiqué émis publiquement par la GMN de l’APCHQ est inacceptable et démontre un manque de sensibilité et de rigueur, car ce type de problème de moisissure peut avoir des impacts graves sur la santé publique pour les personnes occupant les résidences infestées.

Cette autre incurie dans la gestion de ce dossier par la GMN de l’APCHQ vient confirmer une fois de plus la nécessité pour les autorités gouvernementales de confier dans un avenir rapproché l’administration des plans de garantie des maisons neuves sous la responsabilité d’un organisme public totalement indépendant du secteur de la construction qui soit soumis aux règles normales de saine reddition de comptes.

Par ailleurs, les victimes non couvertes par un plan de garantie des maisons neuves sont toujours en attente des actions concrètes qu’entend mettre en place la ministre du Travail, Mme Lise Thériault, en lien avec son engagement du 15 octobre dernier visant à trouver des solutions rapides pour que des mesures conservatoires puissent être également effectuées sur les propriétés concernés dans les meilleurs délais, et cela évidemment, avant les premières chutes de neige.

L’important pour les victimes de la pyrrhotite est que leur maison soit remise en état le plus tôt possible et que durant cette période d’attente, que leur santé ne soit pas mise en danger par des problèmes de moisissure.

Yvon Boivin, mba

Porte-parole de la Coalition Proprio-Béton