EDITORIAL

Trois-Rivières, le 23 avril 2011.
Demande d’aide de 15 M$ du Fédéral
 
Les 800 victimes de pyrrhotite en Mauricie demandent au Gouvernement fédéral d’accorder une aide de 15 millions de dollars pour les supporter dans ce désastre d’une ampleur sans précédent au Canada en matière de vice de construction.

Ce désastre est attribuable à une norme canadienne imprécise et à un laxisme évident dans le contrôle de la qualité des agrégats dans le béton destiné au secteur résidentiel.

Si le Gouvernement fédéral avait agit de prudence en chiffrant clairement le seuil de pyrrhotite admissible dans le béton, comme cela est pourtant le cas dans la norme européenne, le drame actuel n’existerait pas.

Les gouvernements provincial et fédéral étaient au fait des graves problèmes que pouvaient occasionner la pyrrhotite dans le béton puisque des mesures ont toujours été prises dans le cadre de la réalisation de leurs ouvrages pour s’assurer de leur durabilité en refusant la moindre trace de pyrrhotite dans les agrégats utilisés. Pourquoi dans les circonstances n’ont-ils pas fait appliquer la même rigueur et prudence pour la construction résidentielle ?

Le Gouvernement fédéral ne peut donc pas laisser tomber les victimes de pyrrhotite en Mauricie et il doit leur venir en aide à la même hauteur que l’aide récemment accordée par le Gouvernement du Québec.
 
Les victimes doivent encore se battre avec les plans de garantie
 
Les victimes de la Mauricie veulent se départir du sceau de la pyrrhotite qui marque leur résidence et leur vie. Elles exigent tout simplement que leur nouvelles fondations soient réparées avec du béton respectant rigoureusement la norme européenne à défaut d’une norme canadienne chiffrées en cette matière. Elles demandent également que toutes les fondations refaites soient soumises à un test de pyrrhotite afin d’avoir une confirmation écrite qu’il n’y a plus de trace de pyrrhotite.

Les victimes ont perdu confiance au secteur de la construction et plus particulièrement envers l’industrie du béton.

Or, les plans de garantie des habitations résidentielles neuves, dont les fonds sont pourtant de nature publique, refusent de fournir un tel test par mesure d’économie.

Les victimes ont donc signé une pétition qui a été déposée auprès de la ministre du Travail, Mme Lise Thériault, afin qu’elle contraigne les administrateurs des plans de garantie à acquiescer aux demandes des victimes de pyrrhotite à cet égard.
 
Manifestation pacifique le samedi 30 avril de 10h à 12h00
 
La population de la région est sollicitée pour supporter les victimes de pyrrhotite dans leur demande d’aide. Les gens sont donc invités à accompagner les victimes dans une marche pacifique qui aura lieu au Centre ville de Trois-Rivières le 30 avril prochain en avant midi. Le départ aura lieu du parc portuaire (MS Jacques Cartier). C’est un événement familial à ne pas manquer. Nous sommes en présence d’un désastre qui a lieu dans notre région. Les victimes ont besoin de l’appui de la population régionale. Si les gens de Québec ont rempli le Colisée pour obtenir une équipe de Hockey, nous pensons que les gens de la Mauricie sont en mesure d’appuyer celles et ceux qui sont aux prises avec l’un des pires désastres en matière de vice de construction au Canada. Et si la prochaine victime était vous…

Nous vous attendons en très grand nombre.
 
Yvon Boivin, mba

Porte-parole de la Coalition Proprio-Béton